Théâtre de Caniveau

 

Nouvelle création sortie printemps 2020

En  attendant  le  3ème  type

Spectacle tout public

à partir de 8 ans

le pitch

 

L’apocalypse c’est pour demain. Il va falloir apprendre à survivre, à manger de la chenille, à ramper sans les bras, à marcher sans les yeux, à parler le martien et à éviter les météorites. Pour cela, nos deux compères vous présentent leur entraînement, leur équipement et leur philosophie de bunker. Racistes malgré eux, homophobes par ignorance, misogynes par principe, ils attendent inexorablement l’apocalypse comme on attend à Pôle Emploi. Avec un peu de chance, leur vie va changer.

le synopsis

 

Riton et Jeannot sont frangins. Ils se préparent à la fin du monde. Leur monde c’est le bâtiment B et ses habitants, la Caf et ses longues queues, papa qui frappait fort, et maman qui s’est tellement camouflée qu’on ne l’a jamais retrouvée.

Derrière la cité, au milieu d’un terrain vague, ils accueillent le public dans leur Z.O.B (Zone Otonome de Base) qu’ils ont bâtie pour y être en sécurité. Ils transmettent généreusement au public des informations cruciales sur l’apocalypse qui ne va pas tarder et des techniques vitales pour s’y préparer.

Mais sinon, ils attendent…

En attendant, ils se chamaillent, crânent, se confient, s’aiment…

Le public est témoin de leur espoir, leur amour, leur bêtise, leur contradiction.

l’ inspiration

 

Les notions de patrie, d’étranger, de frontière sont au cœur des interrogations qui animent notre envie de création. Nous cherchons à comprendre, à sentir dans notre chair d’acteur ce qui fait peur, ce qui attire, ce qui génère tant de passions autour de la question de l’idéntité nationale. Il est pour nous essentiel et urgent de pénétrer ce sujet par l’émotion et par l’humour afin de l’aborder par d’autres biais que la parole médiatique ou celle des experts économiques et politiques.

Du drapeau français… au survivalisme

Les notions de patrie, d’étranger, de frontière sont au cœur des interrogations qui animent cette création. Nous cherchons à comprendre, à sentir dans notre chair d’acteur ce qui fait peur, ce qui attire, ce qui génère tant de passions autour de la question de l’identité nationale. Il est pour nous essentiel et urgent de pénétrer ce sujet par l’émotion et par l’humour afin de l’aborder par d’autres biais que la parole médiatique ou celle des experts économiques et politiques. Nos parcours personnels, Juliette venue d’une famille gaulliste nationaliste, Guy, d’un père noir inconnu, nous invitent à visiter les questions d’appartenance, de race, de territoire et de frontière.
Nous sommes partis d’improvisations autour du drapeau français. Au fur et à mesure des recherches, nous sommes tombés sur le “Survivalisme” et notamment sur des vidéos de Youtubeurs qui expliquent les différentes manières de survivre en cas de cataclysme généralisé. Notre porte d’entrée était ouverte. Nous continuons à explorer ce drôle d’univers

 

 

Le survivalisme est un terme qui désigne les activités de certains individus qui veulent se préparer à une catastrophe (crise économique, effondrement social ou catastrophe environnementale) à venir, voire plus simplement à survivre face aux dangers de la nature. Les survivalistes se préparent en apprenant des techniques de survie et en créant des B.A.D (base autonome durable) ou des Bunkers, pour y stocker de la nourriture et des armes. Cela concerne des milieux populaires, des classes moyennes mais aussi des millionnaires américains qui craignent de perdre leur statut.
Ce mouvement nous a semblé symptomatique de notre société. Quand la peur du pire nous envahit, le besoin de sécurité devient irrépressible. Il faut bâtir des certitudes, délimiter son territoire, et distinguer ses amis de ses ennemis. Fruit d’une mésinterprétation des thèses darwiniennes, la vision commune de la survie est celle d’une jungle hostile, d’une guerre de tous contre tous. Heureusement, certains penseurs de la “collapsologie” revisitent cette question en envisageant le besoin de solidarité plutôt que de concurrence.
Mais pour les plus fragiles de notre société occidentale française, isolés, sans emploi, sans repères, sans argent, face à la télévision et à sa malbouffe intellectuelle, se préparer à l’apocalypse, c’est aussi l’occasion de rêver d’une table rase et d’un nouveau départ.